Le rythme est donné selon le nombre de syllabes employé dans la création du poème, mais également dans la façon dont sont agencés ces vers au sein de la strophe composée.
Après avoir étudié quelques généralités (I), il sera vu les différentes sortes de strophe (II), coupables elles aussi d’apporter musicalité et harmonie au texte (les méchantes !).
I - GENERALITES :
Tout d’abord, une définition :
STROPHE : du latin stropha, n.f. : Groupe de vers formant une unité et s’ordonnant de manière à présenter une correspondance métrique avec un ou plusieurs groupes semblables.
La strophe est au poème ce que le couplet est à la chanson et ce que la stance est aux écrits religieux, philosophiques ou élégiaques. Elle est primordiale en poésie, car une fois que celle-ci est définie au départ, elle doit être respectée jusqu’à la fin.
Gilles SORGEL écrivait dans son traité : « La strophe est un ensemble soumis à un système rythmique déterminé, fermé et complet. » Bien évidemment, je rappelle que ceci vaut pour le poète écrivant en pur classique. Des variantes par la suite sont apparues, donnant au rythme un essor nouveau, plus moderne, plus actuel.
On parle de strophe isométrique lorsque les vers qui la composent sont créés sur le même modèle (tout en hexasyllabe par exemple) ; les strophes sont hétérométriques lorsque les vers sont composés de différentes syllabes (exemple des iambes : voir fiche sur le rythme – les vers).
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